Du dépôt universitaire à la salle du soir
Un entrepôt de livres, sept mètres de rayonnages, quinze mois de travaux et le choix de ne rien démonter de ce qui tenait debout.
Ce que le dépôt nous a laissé
Le bâtiment a servi de réserve d'ouvrages en double jusqu'au déménagement du fonds vers le campus. Il restait des rayonnages métalliques, un sol de béton ciré et une odeur de papier qui a mis un an à partir.
Nous avons remplacé le métal par du chêne, gardé la hauteur, condamné le monte-charge et ouvert la cuisine dans l'ancien bureau du magasinier, dont la porte vitrée est restée en place.
Les casiers à fiches du dépôt servent aujourd'hui aux fiches de points : chaque table a le sien, numéroté à l'ancienne, de un à neuf.

- Sept mètres
- La hauteur sous plafond, conservée telle quelle.
- Quarante-quatre couverts
- La capacité de la salle, en un seul service.
- Neuf casiers
- Un par table, hérité du classement du dépôt.
Trois engagements simples
- Le jeu est une conversation, pas une transaction : ni mise, ni gain, ni classement d'une soirée sur l'autre.
- La carte suit les producteurs de la Vienne ; si le panier est vide, le plat quitte l'ardoise.
- Les livres appartiennent à la salle et restent accessibles à tous, y compris à ceux qui ne jouent pas.